02 Proof-of-Work vs Protocole de Kyoto

01/12/2025

En 2008, le concept du Bitcoin est publié sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto : un système de transaction décentralisé, basé sur le Proof-of-Work (PoW), permettant des paiements numériques sans banque et banque centrale. À la même époque, la réduction des émissions de CO₂ devient une priorité internationale avec l'entrée en vigueur, en 2005, du Protocole de Kyoto (adopté en 1997 par l'ONU), visant une baisse de 5,2 % des gaz à effet de serre entre 2008 et 2012.

Le PoW, gourmand en énergie (CPU et électricité), est comparé par Nakamoto à l'extraction de l'or. Dès les premières années, l'empreinte carbone du Bitcoin est critiquée : sa consommation électrique passe de 0,000005 TWh à plus de 200 TWh aujourd'hui, freinant ainsi la transition énergétique. Pourtant, malgré le Protocole de Kyoto, la concentration de CO₂ dans l'atmosphère a augmenté de 10 % entre 2008 et 2024 (de 385,57 à 424,55 ppm).

Un paradoxe entre innovation technologique et urgence climatique.